Essai routier : Infiniti QX50 2016, plus sport qu’utilitaire

Publié le 2015-11-23 09:48. Dernière modification le 2017-12-14 09:32. Écrit par William Clavey.

C’est en 2008 qu’Infiniti donna naissance à une nouvelle gamme de véhicules utilitaires sport de luxe avec l’EX35. Conservant toutes les qualités de l’excellente berline sport G35, mais avec les avantages d’un espace de chargement plus spacieux et d’une suspension relevée, le EX fût un réel succès auprès des acheteurs de VUS qui, depuis longtemps, demandaient quelque chose de plus compact, dynamique et surtout, plus agréable à conduire que ce que la concurrence leur proposait.

Aujourd’hui, tous les constructeurs offrent leur propre version d’un multisegment de luxe compact, au point où le créneau en est devenu l’un des plus populaires sur le marché. Infiniti y voit donc une occasion de mettre à jour leur multisegment dans le but de réclamer le créneau qu’ils ont créé.

Infiniti QX50 2016, nouveau nom, même formule gagnante

Pour 2016, comme tous les véhicules utilitaires d’Infiniti, le EX porte désormais la désignation QX, de sorte que le EX37 sera désormais le QX50. Un nouveau nom, de nouveaux pare-chocs, mais la même formule gagnante. Sous sa carrosserie à l’allure d’un coupé sport, on y trouve toujours l’époustouflante plateforme FM, la même que la 370Z de Nissan, ce qui fait que l’Infiniti QX50 2016 à traction intégrale envoie d’abord sa puissance vers les roues arrière avant de décider où la distribuer en fonction des conditions climatiques.

Et ça, je vous le confirme, c’est une bonne chose.

Derrière le volant, on ressent instantanément une sensation de conduite sportive et dynamique avec laquelle le QX50 nous encourage à pousser ses limites. Ce VUS mord à la route comme les meilleures voitures sport offertes sur le marché, chose qui a du sens car l’Infiniti QX50 2016 est muni du même système de traction intégrale que la légendaire Nissan GT-R.

Décidément, dans la foulée des multisegments qui se comportent de plus en plus comme des minifourgonnettes, le QX50 est sans aucun doute un véhicule utilitaire sport.

Même chose pour le groupe motopropulseur. Plutôt que de suivre la tendance des moteurs 4 cylindres turbocompressés, Infiniti a plutôt décidé de s’en tenir à son bon vieux V6, un moteur qui a fait ses preuves dans plusieurs applications autant du côté d’Infiniti que Nissan. C’est le fameux VQ37, un 3,7 litres qui développe 325 chevaux et 267 lb-pi de couple, ce qui confère au QX50 un net avantage de puissance sur sa concurrence.

Croyez-moi, le QX50 a du cœur au ventre. Même avec une masse nette de 1827 kg, il n’a pas trop de difficulté à se déplacer. On note d’ailleurs une accélération de 0 à 100 km/h en 5,7 secondes, un chrono habituellement associé aux voitures sport et non aux multisegments. Chose certaine, on ne se lasse pas du son du moteur VQ.

Toute cette puissance est transférée au moyen d’une boîte automatique à 7 rapports dotée des modes sport et manuel. Bien qu’elle hésite parfois à trouver la bonne vitesse, elle opère en douceur et laisse le moteur révolutionner librement lorsqu’on en a le plus besoin. Hélas, pas de commandes de changement de vitesse au volant.

Sur le plan de la consommation d’essence, bien que certains croient qu’un V6 soit un moteur gourmand à la pompe, en réalité, c’est tout le contraire. Durant mon essai, en conduite normale, l’ordinateur de bord du QX50 affichait une consommation moyenne de 7,5 litres/100 km. Très raisonnable pour un multisegment capable de pulvériser certaines voitures sport.

Une plateforme allongée

Afin de répondre aux demandes des clients en matière d’espace arrière pour les occupants, Infiniti a considérablement allongé l’empattement du QX50 de 8 cm, laissant place à une banquette arrière qui dégage désormais amplement d’espace pour les jambes. Selon Infiniti, l’empattement plus long améliore également la tenue de route du véhicule en conditions glissantes, chose que les Québécois risquent fort d’apprécier.

Malheureusement, en raison de la forme du toit, le QX50 souffre toujours d’un coffre aux dimensions plutôt restreintes, j’imagine que c’est le prix à payer lorsqu’on favorise la performance.

À l’intérieur, on retrouve grosso modo le même habitacle que dans l’EX, mais avec quelques retouches. Certes, c’est un habitacle luxueux, construit avec des matériaux de haute qualité, des sièges en cuir somptueux et une qualité d’assemblage hors pair, mais j’aurais tout de même préféré un habitacle inspiré des produits plus récents de la gamme; par exemple, l’intérieur plus moderne et dynamique de la berline Q50.

Même chose au niveau du système de divertissement. Bien qu’il fonctionne à merveille, il laisse l’impression d’être un peu dépassé par la concurrence. Pourquoi ne pas avoir équipé le QX50 du même système à écran tactile que la Q50?

Paradoxalement, le QX50 vient muni d’une panoplie d’options à la fine pointe de la technologie. Mon modèle d’essai était équipé des trois groupes d’options, incluant toutes les plus récentes technologies telles qu’un régulateur de vitesse intelligent avec avertisseur de sortie de voie, la prévention automatique des collisions, une caméra de recul, un système de son (époustouflant!) à 11 haut-parleurs de marque Bose, un système de navigation, ainsi que l’assistance au stationnement, qui est un système qui utilise trois caméras positionnées autour du véhicule afin d’assister le conducteur durant les manœuvres de stationnement en parallèle. C’est ce qu’on appelle tout équipé !

Prêt à affronter les Allemands

Ce qui permet à l’Infiniti QX50 2016 de se distinguer dans ce créneau féroce, c’est que ses acheteurs en reçoivent beaucoup pour leur argent. Avec un prix de départ de 37 900 $, rien dans cette gamme de prix ne lui arrive à la cheville sur les plans de la performance et de la technologie dont il est équipé. Son rival allemand, le BMW X1, dont le prix de départ est de 38 800 $, ne développe que 238 chevaux, presque 100 de moins que l’Infiniti.

Le QX50 n’est peut-être pas aussi raffiné que sa concurrence européenne, mais on ne peut nier ses impressionnantes prouesses mécaniques. Si je ne m’abuse, seul le Porsche Macan l’égale en matière de performance, mais il se détaille à plus de 60 000 $.

Cela dit, si vous êtes à la recherche d’un véhicule utilitaire sport de luxe qui met avant tout l’accent sur l’agrément de conduite et les sensations fortes plutôt que sur l’espace de chargement, l’Infiniti QX50 2016 vaut réellement la peine d’être envisagé.

Remerciements: Park Avenue Infiniti

Crédits photos: Myle Appearance

Contactez l’auteur : williamclavey@gmail.com